Passionnée de cinéma, ce blog a pour but de vous faire partager mes avis sur les dernières sorties ciné, mais aussi mes coups de cœur musicaux, littéraires...
Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la
nuit, vient de divorcer d’Anne. Il est sûr à présent que l’amour ne dure
que 3 ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer mais sa
rencontre avec Alice va renverser toutes ses certitudes.
Sortie 18 janvier 2012
Adaptation par Frédéric Beigbeder de son roman éponyme, L'amour dure trois ans, publié en 1997.
Louise Bourgoin et Gaspard Proust tiennent les rôles principaux.
Film très drôle avec une Louise Bourgoin lumineuse, de plus une partie
du film a été tournée au Pays Basque, donc forcément ça n'a pu que me
réjouir de voir ces paysages si chers à mon coeur !
L'interprétation de Joey Starr (que je n'apprécie pas en temps normal) en homosexuel refoulé est absolument hilarante.
Si vous voulez passez un bon moment, regardez-le, on ne s'ennuie pas un instant !
La sortie du dvd est prévue pour le 30 mai prochain
Junie, seize ans, change de lycée en cours d'année suite à la mort de sa
mère. Elle intègre une nouvelle classe dont fait partie son cousin
Matthias. Il devient son ambassadeur auprès de sa bande d'amis. Junie
est vite courtisée par les garçons du groupe, elle consent à devenir la
fiancée du plus calme d'entre eux, Otto. Mais bientôt, elle sera
confrontée au grand amour, celui de Nemours, son professeur d'italien.
La passion qui naît entre eux sera vouée à l'échec. Ne voulant pas céder
à ses sentiments, Junie s'obstine à refuser le bonheur, car il n'est à
ses yeux qu'une illusion.
Sortie 17 septembre 2008
C'est un ami à moi qui m'a conseillé de regarder la Belle personne, adaptation du roman de Mme de Lafayette, La princesse de Clèves (que j'ai lu lorsque j'étais au lycée). J'étais peu enthousiaste à l'idée de visionner le dvd, et pourtant....
Le film bénéficie d'un atout charme : Louis Garrel qui campe un professeur d'italien, don juan, incapable de s'attacher qui tombe amoureux d'une de ses élèves jouée par Léa Seydoux.
Le personnage du duc de Nemours est repris ici, par Louis Garrel, fils du réalisateur Philippe Garrel et celui de la princesse de Clèves par la jeune Léa Seydoux.
Je tiens à signaler qu'il s'agit d'une libre adaptation du roman de Mme Lafayette (tout comme l'était Sexe Intentions, (très) libre adaptation des Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos) même si les éléments de base du roman sont présents : le "vol" de la photo par Nemours, la lettre, la fuite de Junie à la fin laissant Nemours face à un amour inachevé....
Le plus beau, il ne se passe rien comme dans le roman, tout passe par le regard, les gestes, les attentions et cette question que l'on s'est tous passé, "et si on craque, et après ? ", le plus excitant est de convoiter l'être aimé, une fois qu'on l'a obtenu, le désir retombe et tout devient fade car l'inaccessible a été atteint...
Bande annonce La belle personne :
C'est en voyant le film que je suis tombée amoureuse de Louis Garrel, j'adore !!!!!!!!!!!!!
Harry Goldfarb est un junkie. Il passe ses journées en compagnie de sa petite amie Marion et son copain Tyrone. Ensemble, ils s'inventent un paradis artificiel. En quête d'une vie meilleure, le trio est entraîné dans une spirale infernale qui les enfonce toujours un peu plus dans l'angoisse et le désespoir. La mère d'Harry, Sara, souffre d'une autre forme d'addiction, la télévision. Juive, fantasque et veuve depuis des années, elle vit seule à Coney Island et nourrit dans le secret l'espoir de participer un jour à son émission préférée. Afin de satisfaire aux canons esthétiques de la télévision, elle s'astreint à un régime draconien. Un jour, elle le sait, elle passera de l'autre côté de l'écran.
Sortie 21 mars 2001
Je poste cette critique plus de dix ans après la sortie au cinéma du film puisque je l'ai revu il y a quelques semaines.
J'ai vu ce film alors que j'étais adolescente et il m'avait profondément bouleversé et surtout traumatisé (c'est d'ailleurs pourquoi je ne l'avais jamais revu).
Pourquoi ? Sans doute, pour les scènes de sexe et de drogue très crues par moment et les délires hallucinatoires de la mère du héros (la scène culte du frigo), sous ectasy (dans le cadre de son régime), qui elle-même est accro à la télévision.
Tous les moyens sont bons pour se procurer de la drogue (sexe, vol, ...) et quand le fils se rend compte de l'addiction de sa mère, il est pris de panique sans pour autant l'aider à s'en sortir car lui même pris dans une spirale autodestructrice.
En fin de compte, tout finit mal pour chacun des héros. Le propos du film reste extrémement d'actualité dans des sociétés où la consommation de la drogue est presque banalisée dans certains milieux.
Les acteurs sont tous très talentueux : Jennifer Connelly bouleversante
dans Un homme d'exception en 2001 aux côtés de Russel Crowe, Jared Leto
qui livre ici une de ses meilleures interprétations dans son rôle de
junkie défoncé du matin au soir (on le retrouvera plus tard dans Fight
Club de Fincher et dans le moins réussi Alexandre d'Oliver Stone) mais
aussi Ellen Burstyn, méconnaissable dans son rôle de mère sous speed.
La BO du film colle parfaitement à cet univers oppressant et de cette descente aux enfers des protagonistes.
Darren Aronofsky, qui signera dix ans plus tard, le magnifique Black Swan, livre ici le film le plus important de sa carrière et qui après l'avoir regardé, ne laisse pas le spectateur indemne.
Le film explore la vie publique et privée de l’une des figures les plus
puissantes, les plus controversées et les plus énigmatiques du 20e
siècle, J. Edgar Hoover. Incarnation du maintien de la loi en Amérique
pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était à la fois craint et
admiré, honni et révéré. Mais, derrière les portes fermées, il cachait
des secrets qui auraient pu ruiner son image, sa carrière et sa vie.
Sortie 11 janvier 2012
Fortement déçue par Invictus et Au-delà, j'attendais beaucoup du dernier Eastwood. Si l'histoire reste de facture classique, la mise en scène par des va-et-vient dans le temps peut être déroutante (donc ne regardez pas le film si vous êtes fatigués) !
Un film dur et sans concession sur la vie de Hoover qui nous dévoile la
personnalité ambiguë du fondateur du FBI : tiraillée par un complexe
d’œdipe poussé à l'extrême et une sexualité refoulée, la relation de
Hoover avec Clyde Tolson, son bras droit (en revanche le maquillage est
peu réaliste pour ce dernier) est traitée avec beaucoup de justesse et
d'émotion
A voir, Eastwood signe ici encore un chef d’œuvre
avec un Di Caprio (et encore une fois grand absent de la dernière cérémonie des oscars à l'instar de Ryan Gosling ou encore de Michael Fassbender) au sommet de son art (l'interprétation de Armie Hammer
est tout aussi belle, empreinte de réalisme et d'émotion) !
Yann et Nadia, amoureux, se lancent dans un projet de restaurant au bord
d'un lac. Leur rêve d'entrepreneur se brise rapidement. Nadia,
contrainte d'accepter un travail à l'étranger, confie provisoirement son
fils à Yann. Elle disparaît...
Sortie 4 janvier 2012
NULLISSIME pourtant l'idée du surendettement est bonne sur fond
d’histoire d'amour or celle ci est inexistante, le problème du
surendettement est traité de manière superficielle, la fin est
abracadabrantesque, Guillaume Canet porte le film sur ses épaules sans
toutefois pouvoir le sauver d'une réalisation et d'un scénario médiocre.
Que dire de Leila Bekhti ? Elle ne sert à rien
Film long et ennuyeux dont le titre est complètement sans rapport avec le sujet traité ! Je vous le déconseille
Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française
décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition
continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro
du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais
aussi père de famille et homme à femmes… Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.
Sortie le 4 mars 2012
C'est le teaser du film qui m'a donné envie d'aller le voir.
En effet, je ne suis pas du tout fan de Claude François loin de là même si je connaissais son répertoire et que j'avais vu des documentaires sur lui enfant.
Et je n'ai pas été déçue par ce biopic de presque 2h30 !
Il faut dire que le film bénéficie d'un atout de poids et de charme : Jérémie Rénier.
Acteur qui m'avait bouleversé dans le téléfilm, Un amour à taire sorti en 2005 (lorsque j'étais en terminale!) et traitant de la déportation homosexuelle (reconnue seulement en 2002 ! )
La ressemblance entre Jérémie Rénier (qui a subi une préparation de plus de six mois pour interpréter ce rôle, chant, danse, etc) et Cloclo est absolument saisissante que ce soit sur le plan physique, de la voix, de la gestuelle, on ne voit plus l'acteur mais le chanteur !
L'autre point fort du film (pour lequel les enfants du chanteur ont été consultés) est de nous montrer toutes les facettes du personnage : son caractère perfectionniste, colérique, jaloux, ambitieux,
mégalo aussi, la naissance des Clodettes, son amour pour les femmes,
son fils caché, ...
Acteur fétiche des frères Dardennes, le rôle de
Cloclo va incontestablement marquer sa carrière !
Le film aborde de manière très frontale la question d'une addiction
sexuelle, celle de Brandon, trentenaire new-yorkais, vivant seul et
travaillant beaucoup. Quand sa sœur Sissy arrive sans prévenir à New
York et s'installe dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de
mal à dissimuler sa vraie vie...
Je ne suis pas allée voir ce film au cinéma de peur de ne pas aimer, les critiques qui m'en étaient faites de plus étaient très mitigées (notamment sur le côté voyeur et les scènes de sexe).
Je l'ai donc vu il y a quelques semaines et le moins que le puisse dire est que je n'ai pas été déçue.
Michael Fassbender est tout simplement magnifique et bouleversant dans ce rôle d'addict au sexe qui ne parvient à s'attacher à personne et qui a une relation des plus "compliquée" avec sa soeur, interprétée par Carey Mulligan.
Trop obnubilé par ses propres problèmes, il ne voit pas ou ne veut pas voir (c'est plus facile) la dépression et les tendances suicidaires de sa soeur (absolument troublant dans sa version très "déprimante" de New New York repris par Sinatra en 1977), qui lui lancent plusieurs appels à l'aide. Ne pouvant l'aider à gérer ses problèmes, il s'en détourne, voire l'ignore mais aussi veut profondément la protéger du mal être qui le ronge de peur de lui faire du mal.