jeudi 10 mai 2012

Exposition Tim Burton, Cinémathèque de Paris

 Lieu : Cinémathèque, Paris
Jusqu'au 5 août 2012




 Les photographies viennent du site première.fr 

Lors de mon récent séjour parisien, je suis allée voir l'exposition sur Tim Burton, à la Cinémathèque, à Paris.
Il s'agit d'un des plus gros succès de la Cinémathèque, avec déjà plus de 100000 visiteurs, et l'exposition dure jusqu'au 5 août prochain. 

Pour Serge Toubiana, directeur général de la Cinémathèque française : « C’est le meilleur démarrage depuis notre installation rue de Bercy. Jusque-là, notre plus gros succès avait été l’exposition Stanley Kubrick en 2011, qui avait accueilli 140 000 visiteurs. La fréquentation journalière est deux fois plus élevée avec Tim Burton, et nous devrions atteindre le chiffre de 300 000 visiteurs d’ici le 5 août, jour de clôture de l’exposition. » (source voir lien ci dessus)


Cette exposition avait déjà été présenté au MoMa à New York mais aussi à Mebourne, à Toronto et à LA.

Ce carrousel a été spécialement réalisé par Burton pour l'exposition parisienne. 



L'exposition nous permet de découvrir l'artiste, et le dessinateur de génie qui se cache derrière le réalisateur. 
Ainsi, une partie de l'exposition est consacrée aux dessins de Burton, objets, figurines (dont le baby blue). 







On découvre ainsi ses dessins, conçus alors qu’il fréquente une école d’arts en Californie, puis son passage chez Disney. 

L'exposition est agrémenté de petits films, notamment Frankenweenie dont une adaptation sur grand écran est en cour de réalisation mais aussi un court métrage sur Hansel et Gretel réalisé pour Disney et pour le moins effrayant. 

Si Burton a un immense talent de dessinateur que j'ai découvert lors de cette exposition, c'est surtout la partie consacrée au cinéma qui m'intéressait le plus.

On retrouve les croquis de ses héros (Edward aux mains d'argent), les figures (les personnages des noces funèbres, ...), des extraits de ses films même si on les connaît (Mars Attack!, Sweeney Todd, Sleepy Hollow, Beetlejuice, Dark Shadows, ...).

Cette partie de l'exposition m'a complètement emballée, retrouvant un univers familier, car connu, me replongeant dans les émotions ressenties lors du visionnage des ces films (notamment Edward aux mains d''argent ou encore Sweeney Todd).

Croquis Edward aux mains d'argent




 Réplique du costume d'Edward aux mains d'argent porté par Johnny Depp






On trouve une réplique du costume et de la main-ciseaux portés par Johnny Depp dans Edward aux mains d'argent, le pull de Ed Wood, porté toujours par le même Johnny Depp, acteur fétiche de Tim Burton.
On peut toutefois regretter le manque de dessins, de costumes etc... liés à certains de ses films (Sweeney Todd, Sleepy Hollow, Alice aux pays des merveilles, ....).

L'exposition permet de comprendre d'où vient le génie créateur de l'auteur, qui laisse libre cours à son imagination, sans aucune limité ou barrière entre le bien et le mal (obsession pour la mort notamment)

On le sait l'univers des films de Burton est très sombre, sanglante (Sweeney Todd), effrayante (les crânes de l'Etrange Noel de Mr Jack), romantique et dramatique à la fois notamment pour Edward aux mains d'argent (la scène ou l'inventeur meure laissant inachevé sa création est absolument bouleversante, tout comme le physique d'Edward....) tout en créant de la fascination chez ses voisins (les doigts de fée pour la coiffure et la taille des plantes, ...) comme chez ses spectateurs.

Si vous êtes sur Paris, allez voir cette exposition qui vous fera découvrir ou re-découvrir ce grand réalisateur



mercredi 9 mai 2012

Musiques Drive

Mes deux coups de coeur musicaux, issus de la BO du film Drive avec Ryan Gosling :

Under your spell, Desire


A real hero, College



Eyes Wide Shut, Stanley Kubrick

Synopsis : source Allociné

William Harford, médecin, mène une paisible existence familiale. Jusqu'au jour où sa femme, Alice, lui avoue avoir eut le désir de le tromper quelques mois auparavant...

Sortie 15 septembre 1999 (2h39)


J'ai regardé il y a quelques semaines, Eyes wide shut de Kubrick (oui honte à moi je ne l'avais jamais vu en entier).
 Drame psychologique, dernier film du réalisateur et porté par une Nicole Kidman magnifique et un Tom Cruise, beau, en retenue, complètement déboussolé et perturbé par la confession de sa femme, un peu niais par moment.

Si je ne devais retenir que trois scènes : la confession (sous herbe, important à signaler) des fantasmes sexuels et adultérins de Kidman à Cruise, la scène de l''orgie et la confrontation entre Sydney Pollack (magistral) et Cruise dont j'ai ici un peu de mal à apprécier le jeu !

Kubrick, on adhère ou pas, en tout cas, on retrouve bien la patte du maître !

Culte, à voir !

Bande annonce Eyes Wide Shut :



Le thème musical (si reconnaissable du film), à la fois oppressant et angoissant :


Les chansons d'amour, Christophe Honoré

Synopsis : source Allociné




 Toutes les chansons d'amour racontent la même histoire : "Il y a trop de gens qui t'aiment"... "Je ne pourrais jamais vivre sans toi"... "Sorry Angel". Les chansons d'amour racontent aussi cette histoire-là.



J'ai adoré Les chansons d'amour de Christophe Honoré avec Louis Garrel, un drame sentimental comme je les aime, un magnifique film sur l'amour avec de très belles chansons, si vous ne l'avez pas vu, regardez le !!!!

Si comme moi, vous craquez sur les chansons, interprétées en grande partie par Louis Garrel : 

 As-tu déjà aimé




 J'ai cru entendre je t'aime :



Les yeux au ciel : 



 
 
Bande annonce Les chansons d'amour : 





King Kong Théorie, Virginie Despentes

 Résumé : source Amazon

En racontant pour la première fois comment elle est devenue. Virginie Despentes, l'auteur de Baise-moi conteste les discours bien-pensants sur le viol, la prostitution, la pornographie. 
Manifeste pour un nouveau féminisme.





 Sortie 2007

Ce n'est pas Proust, c'est clair, mais elle a le mérite dans cette écriture d'être clair et facile à lire. En revanche, on ressent dans la violence de son écriture et la dureté de ses propos, la colère et la haine qu'elle éprouve envers la gent masculine. 

Ode au féminisme, why not, mais il y a féminisme et féminisme : si on la suit, toutes les femmes sont des salopes et les hommes des porcs pour rester polis qui ne pensent qu'à nous prendre de gré ou de force, et où l'épanouissement et le plaisir sexuel ne peuvent se trouver que dans la violence, la contrainte et la soumission. 

J'ai davantage eu l'impression qu'il s'agissait d'un défouloir pour l'auteur, une sorte de catharsis des blessures vécues que d'un réel plaidoyer pour les femmes. 

D'autre part, elle propose une interprétation singulière du film King Kong de Peter Jackson avec Adrien Brody, si ... je n'ai pas de mot que je me suis demandée en lisant le chapitre en question, si nous avions vu le même film ! 

A lire, pour se faire son opinion

Bye Bye Blondie, Virginie Despentes

Synopsis : source Allociné

Gloria et Frances se sont rencontrées dans les années 80. Elles se sont aimées comme on s'aime à seize ans : drogue, sexe et rock&roll. Puis la vie les a séparées, et elles ont pris des chemins très différents. Vingt ans après, Frances revient chercher Gloria...
 
Sortie 21 mars 2012 (1h30 ça peut être long parfois ^^)

Auteur déjà évoqué, elle prend l'habitude de réaliser et de mettre en scène elle-même ces films, comme ce fut le cas pour Baise moi, avant Bye Bye Blondie, mais on ne s'improvise pas réalisatrice en un jour. 






 En revanche, ce ne fut pas le cas pour les Jolies choses parues en 1998 et réalisé par Gilles Paquet-Brenner avec Marion Cotillard dans le rôle principal (sorti en salles en 2001).





Elle s'entoure de collaborateurs et d'acteurs du milieu du cinéma pornographique et ici d'Emmnuelle Béart et de Béatrice Dalle. 

Si Béatrice Dalle campe à merveille le rôle de Gloria, cette écorchée vive que la vie n'épargne pas, le rôle de Frances (qui entraîne dans cette vie de débauche Gloria) campé par Emmanuelle Béart n'est absolument pas crédible dans ce rôle qui la dépasse et dont elle ne rend pas toute l'intensité du personnage.

Le film est constitué de flash back, où on découvre ce lien qui s'est créé entre Gloria et Frances, les deux jeunes actrices rendent compte à merveille de leur vie difficile, rockn'roll, au milieu du sexe et de la drogue.

Cette grosse erreur de casting à mon goût nuit au film, dommage

A voir ou à lire par curiosité ou tout simplement pour les adeptes de Despentes !

Bande annonce Bye Bye Blondie :



Clèves, Marie Darrieusecq

 Résumé :

Solange se demande s'il vaut mieux le faire avec celui-ci ou avec celui-là.

 Sortie aout 2011





J'ai lu Clèves de Marie Darrieussecq : relate la découverte de la sexualité par une jeune fille (qui a quand même des relations malsaines avec certains hommes).
 La première partie du roman est donc intéressante mais ensuite une fois les plaisirs charnels découverts, elle vire nymphomane et que dire de la fin...hilarante !

Si vous êtes curieux, lisez le sinon passez votre chemin