samedi 26 janvier 2013

Onze Minutes, Paulo Coelho



Sortie : 6 octobre 2010
288 pages

Résumé : source Amazon

Maria est une toute jeune Brésilienne du Nordeste. Elle, qui n’aspire qu’à l’Aventure, au grand amour, et travaille comme vendeuse dans un magasin de tissus, s’offre une semaine de vacances à Rio de Janeiro. Sur la plage de Copacabana, un Suisse lui propose de devenir danseuse de cabaret à Genève. Elle voit là le début d’un conte de fées, mais la réalité sera tout autre. Maria en vient à se prostituer : sans honte, puisqu’elle apprend à son âme à ne pas se plaindre de ce que fait son corps, et qu’elle s’interdit de tomber amoureuse. Après tout, la prostitution est un métier comme un autre, avec ses règles, ses horaires et ses jours de repos… Mais le sexe — tout comme l’amour — reste pour elle une énigme. C’est alors qu’elle rencontre un jeune peintre qui la trouble, car, s’il est aussi perdu qu’elle, il sait parler le langage de l’âme. Pour découvrir le sens sacré de la sexualité, Maria devra trouver le chemin de la réconciliation avec elle-même. 


Paulo Coelho décrit pas à pas l’initiation d’une jeune prostituée, un parcours qui montre les limites de la prétendue libération sexuelle et s’achève par un retour romantique aux valeurs de cœur et de l’esprit.
La découverte du corps et des émotions amoureuses est difficile, plus encore à l'adolescence où la timidité peut nous amener à repousser des êtres que veulent simplement nous connaître davantage. Ces derniers étant susceptibles, ils nous blessent en retour. C'est ce qui arrive à Maria qui fait l'apprentissage de sa sexualité seule dans un monde où les moeurs sont peu libérées ! 
Maria ne rencontre pas l'amour, tombant sur des hommes peu recommandables, et se dit que vendre son corps contre de l'argent n'est pas si dégradant et ne durera pas, son aspiration profonde étant de retourner au Brésil, acheter une ferme et aider ses parents. Elle s'informe d'ailleurs sur la gestion d'une exploitation agricole; jusqu'au jour où elle fait la connaissance d'un jeune peintre qui voit au delà de la prostituée, qui voit son âme, sa personnalité et non pas une enveloppe charnelle, ce que Maria peine à croire étant habituée à des hommes qui ne voyant qu'en elle, une prostituée, une maîtresse, une mère....
Ce que nous dépeint Coelho, ici, c'est la solitude de l'être humain, confronté à ses doutes dans une société qui broie l'individu, à la recherche de l'amour, de l'être aimé, d'affection et de respect ! 
Et qui au terme de cette quête initiatique,  rencontre le bonheur.

A lire Absolument ! 
 

Rocky IV, Sylvester Stallone



Date de sortie : 22 janvier 1986

Durée : 1h 31min

Synopsis : Allociné

Apollo Creed, ancien adversaire et dorénavant ami de Rocky Balboa, est tué sur le ring par le boxeur russe Ivan Drago. Se reprochant de n'avoir pu sauver son camarade à temps, Rocky va demander un combat contre Ivan Drago afin de le venger. Une confrontation qui se déroulera sur le sol russe.


Des 6 films, c'est de loin le meilleur, le plus commercial ?
Pourquoi ? 
-Les scènes d'action, les amateurs de boxe seront ravis. Les scènes de combat entre Sly et Dolph Lundgren sont magnifiques (d'ailleurs, les deux acteurs se sont retrouvés il y a quelques années pour les Expendables, saga commerciale et divertissante, réunissant tous "les vieux de la vieille" !)
Sly, très investi dans le milieu de la Boxe, avait d'ailleurs produit et parrainé une émission façon real Tv US de boxe, The Contender, il y a quelques années !

-La bande son absolument géniale ! (notamment la scène d’entrainement en Russie)

-Mais surtout, l'aspect historique (et oui même dans les films d'action !)
En effet, tourné en 1985, alors en pleine guerre froide, le parti pris de Sly est affiché (le patriotisme américain)et du coup caricatural dans son traitement : "L'Est face à l'Ouest", le géant américain s'opposant aux soviétiques, Rocky se déplaçant même en URSS pour son entraînement surveillé 24/24 par la police soviétique, se rendant en terre ennemie pour mieux le connaître et le vaincre, la culpabilité de Rocky, la paranoïa russe,  le personnage de Ivan Drago, dopé pour gagner !

Le film est révélateur des partis pris des réalisateurs américains : dans les années 80/90, l'ennemi intime des USA était les soviétiques, pour se transformer à partir du 11 septembre, pour devenir le terrorisme et Ben Laden, le film très polémique de Katherine Bigelow sur la traque et la mort de Ben Laden, ZERO DARK THIRTY, sortie en salle ce mercredi, est révélateur de ce parti pris et de cette évolution ! 

A voir au moins une fois, pour l'aspect caricatural et la mise en scène de la guerre froide dans le cinéma américain !

Bande annonce Rocky 4 :



Scène d'entraînement en URSS :



samedi 12 janvier 2013

Un prince presque charmant, Philippe Lellouche



Sortie : 09/01/13

Durée : 1h 30min

Synopsis : source Allociné

Jean-Marc, quadra carriériste et pressé ne cherchant qu’à satisfaire ses intérêts personnels, va croiser malgré lui la route de Marie. Tout oppose cet homme d’affaire et cette jeune femme éprise de liberté et de justice. Ces deux là n’auraient jamais dû se rencontrer et pourtant la vie en a voulu autrement. 

Soyons honnêtes, cette comédie romantique ne vaut que pour le charismatique Vincent Perez ! 
L'histoire est cousue de fil blanc et quelque peu lente, mais elle se laisse regarder avec plaisir.
Vous voulez vous détendre, allez y !(même si j'ai une préférence pour La stratégie de la poussette, beaucoup plus drôle ^^)

Bande annonce :


La stratégie de la poussette, Clément Michel

Source : Allociné

Thomas a laissé partir Marie, à force de ne pas s'engager.
Un an plus tard, toujours inconsolable, il se retrouve avec un bébé sur les bras.
Il va se servir de cet enfant pour reconquérir la femme de sa vie...

Sortie : 02 janvier 2013

Durée : 1h 30min

C'est LA comédie romantique de ce début d'année ! 
Certes ce n'est pas le scénario de l'année, tant il est cousu de fil blanc, mais Charlotte Bon et Raphael Personnaz forment un très joli couple. Raphael Personnaz est hilarant dans ce rôle sensible et comique (potentiel déjà aperçu dans La chance de ma vie avec Virgina Efita), Jérome Commandeur est à la fois drôle et lourd, quant à Julie Ferrier en mère célibataire en manque, elle est hilarante. 

Ok, on sait comme le film va se terminer mais on passe un agréable moment et on rit beaucoup, alors ne vous en privez pas ! Pour commencer l'année, c'est le film qu'il vous faut ! 

Bande annonce  :



dimanche 30 décembre 2012

La trilogie Hunger Games, Stéphanie Collins



 Source des résumés : amazon

Tome 2, L'embrasement, 398 pages




 Après le succès des derniers Hunger Games, le peuple de Panem est impatient de retrouver Katniss et Peeta pour la Tournée de la victoire. Mais pour Katniss, il s'agit surtout d'une tournée de la dernière chance. Celle qui a osé défier le Capitole est devenue le symbole d'une rébellion qui pourrait bien embraser Panem. Si elle échoue à ramener le calme dans les districts, le président Snow n'hésitera pas à noyer dans le sang le feu de la révolte. A l'aube des Jeux de l'Expiation, le piège du Capitole se referme sur Katniss...

Tome 3, La Révolte, 417 PAGES




 Contre toute attente, Katniss a survécu une seconde fois aux Hunger Games. Mais le Capitole crie vengeance. Katniss doit payer les humiliations qu'elle lui a fait subir. Et le président Snow a été très clair: Katniss n'est pas la seule à risquer sa vie. Sa famille, ses amis et tous les anciens habitants du district Douze sont visés par la colère sanglante du pouvoir. Pour sauver les siens, Katniss doit redevenir le geai moqueur, le symbole de la rébellion. Quel que soit le prix à payer.

Après avoir vu l'adaptation cinématographie du premier volet, j'ai eu envie de lire les deux tomes suivants.
Eh bien, c'est chose faite.
En l'espace de 4 jours, j'ai dévoré les tomes 2 et 3.

Le tome 2 est prenant replongeant Peeta et Katniss dans les jeux de l'Expiation, et devant continuer à jouer les « amants maudits du district 12 » !
Ces jeux voient la mort de nombreux personnages, le «sauvetage » de Katniss et la capture de Peeta par le capitole.
Ce tome développe également la relation de Peeta et de Katniss qui se rapproche de ce dernier (depuis les jeux, elle dort souvent lovée dans les bras de Peeta car il est le seul à pouvoir la tranquilliser pour qu'elle puisse dormir sans cauchemar, elle embrasse d'elle-même.. .) mais qui se voile la face sur la réalité de ses sentiments.

Dans le tome 3, le personnage de Peeta est beaucoup moins présent, à mon grand regret .
Katniss toujours soumise à de violents cauchemars, obsédée par le devenir de Peeta et sa protection et par les morts qu'elle a causé, perd pied et a bien du mal à endosser son rôle de geai moqueur.
Elle trouve néanmoins une oreille attentive auprès de Finnick et de Haymitch alors qu'elle s'éloigne de plus en plus de Gale.
Peeta qui a subi un lavage de cerveau par le Capitole et qui est conditionné pour tuer Katniss peine à distinguer la réalité des images inventées par le Capitole, d'où ce jeu du réel ou pas réel ! Il est plus sombre dans ce volet et prend conscience du peu d'intérêt et de réciprocité des sentiments qu'il a pour Katniss, de son attirance pour Gale, mais il l'aime profondément et continue en vain de la protéger.
Ce tome nous permet de découvrir, certes de manière succincte, les autres districts.

Pour ne pas vous gâcher la lecture, je vous laisse découvrir le reste par vous même !;-)

A NE PAS LIRE SI VOUS N'AVEZ PAS LU LES LIVRES

Si le tome 3 est le plus sombre des livres (les muets, les tortures infligées à Gale, Peeta et Katniss), l'auteur offre une sorte de « happy end » avec la mort de Snow, la fin des Jeux et le choix de Katniss : Peeta. Le livre se termine ainsi, Peeta demandant à Katniss : « tu m'aimes. Réel ou pas réel ? », Je lui réponds « Réel » So Romantic
Au cours de cette aventure, Katniss comprend qu'elle est faite/destinée à Peeta et elle accepte enfin ces sentiments.


La sortie de l'Embrasement est prévu pour novembre 2013.
Rappel bande annonce du 1er film !



jeudi 27 décembre 2012

Mai 68 raconté à ceux qui ne l'ont pas vécu, Patrick Rotman




Sortie : 7 février 2008

Résumé : source amazon

Mai 68 : un coup de tonnerre dans un ciel serein ? Une révolution ? Une crise de civilisation ? Quel sens donné, quarante ans après, aux événements de 68 ? Loin des partis pris et de la mythologie, Patrick Rotman revient sur les faits avec un regard lucide et distancié : il est temps d'accepter de voir dans la crise de 68 un événement historique, aujourd'hui achevé. Si l'héritage des événements de Mai continue à diviser, il reste les faits et l'interprétation rigoureuse qu'on peut en proposer. Il importe ainsi de replacer Mai 68 dans une vague de fond plus large qui déferla sur le monde et qui marqua durablement la France des années 70.
L'analyse ici menée avec vivacité et sans concessions, au-delà des querelles idéologiques et des reconstructions partisanes. Une explication clé pour un mois de Mai qui ne cesse de fasciner. 

Ce livre publié en 2008 est un entretien de Laurence Devillairs avec Patrick Rotman. Cette succession de questions/réponses nous permet de mieux comprendre cette période de l'histoire de la société française surtout quand on ne l'a pas connu comme moi 
Est retracé le contexte (société de consommation et ses conséquences, fin de la décolonisation, les 30 Glorieuses, ...), les 3 crises simultanées mais évoquées séparément: la crise étudiante, la crise sociale et la crise politique et l'après 68 et l'héritage jusqu'à aujourd’hui.

Héritage que l'on ne peut plus revendiquer aujourd’hui, d'après l'auteur, car il n'est plus opérant et significatif pour appréhender et expliquer les clivages et les problèmes actuels car il est dépassé par les nouveaux enjeux et problèmes de la société française. 
Mais, comme le dit si bien, Michel Winock, la France est régulièrement secouée par cette "fièvre hexagonale"! (Rappelons nous du CPE au printemps 2006 que l'on voyait déjà comme une résurgence de mai 68!)

A lire, ce livre est passionnant

samedi 15 décembre 2012

Alexandre, Oliver Stone



Sortie 5 janvier 2005

Durée : 2h 50 min

Synopsis : source allociné

 La vie d'Alexandre le Grand, narrée par Ptolémée : de son enfance à sa mort, des cours d'Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l'intimité aux champs de bataille. Fils du roi Philippe II, il soumit la Grèce révoltée, fonda Alexandrie, défit les Perses, s'empara de Babylone et atteint l'Indus pour établir à 32 ans l'un des plus grands empires ayant jamais existé.


A sa sortie, il y a quelques années, le film a été très décrié par la critique et boudé par le public pour plusieurs raisons : le timing (beaucoup d'autres films attendus sortaient en même temps et donc la guerre des studios de production), le film trop long qui a donc vu de nombreuses scènes coupées pour tenir sur une durée commerciale et surtout le casting : en effet, Angelina Jolie joue ici Olympias, la mère d'Alexandre, ce dernier étant joué par Colin Farrell. Problème, dans la vie, les deux acteurs sont du même âge, donc côté crédibilité, zéro pointé, mais la mayonnaise prend même si on peut regretter le jeu parfois poussif de Colin Farrell et son manque d'expressivité.
Pourtant, l'acteur ne renie en rien ce film et il le soutient encore et il a raison, comme il l'affirme dans une interview dans le dernier numéro du magazine de cinéma Première !

Je me suis replongée dans le film pour mon travail et même si le film souffre de quelques longueurs, du parti pris du réalisateur quant à certaines évènements historiques, sur le fond beaucoup de choses de la vie de ce héros grec sont parfaitement montrés et filmés  :

-sa passion pour les légendes grecques et surtout L'Iliade et son admiration pour Achille
-son éducation par Aristote
-ses origines divines
-sa relation avec Hephaistion
- sa soif de gloire et de conquêtes
-ses relations complexes avec ses parents : presque oedipienne avec sa mère et conflictuelle avec son père
-son accession au pouvoir et "l'assassinat de Philippe"
-les querelles et la dislocation de son empire à sa mort entre ses généraux dont Ptolémée, narrateur du film
-la bataille de Gaugamèles (qui même si ici elle mène deux autres batailles menées par Alexnadre contre les Perses) et sa victoire contre Darius, avec cette fameuse stratégie de la phalange macédonienne, inventé par son père
-la lassitude voire les doutes de ses généraux
-les mélanges culturels entre l'Occident et l'Orient avec la prise de Babylone
-et surtout la bataille d'Alexandre contre les éléphants d'Inde, une des plus belles scènes batailles du cinéma

Si vous ne l'avez pas encore vu, qu'attendez vous ? ;-)

Bande annonce Alexandre